Pourquoi le chomage existe ?

Pourquoi le chômage existe ?

Le marché du travail est-il efficace ?

A priori, le chômage peut se définir trés simplement: est chômeur toute personne sans emploi qui en recherche un, et qui est disponible pour travailler. Aujourd’hui en france, le taux de chômage est de l’ordre de 10,3 %:il concerne plus de 3millions d’actifs.

Pour compter les chômeurs, on détermine le taux de chômage d’une population donnée, c’est-à-dire le proportion du nombre de chômeur par rapport au nombre d’actif concernés. Cette proportion s’exprime en pourcentages.

Taux de chômage global: (nb chômeur/population active) * 100

On peut la calculer pour des population spécifique. Par exemple:

Taux de chômage des femmes = (nb de femmes chômeuses / population active féminine *100

En France, depuis la fin des années 1960, la progression du chômage semble irrésistible de 500 000 en 1974, le nombre de chômeurs est passé de 1 500 000 en 1981 puis à 2 500 000 en 1987. Aujourd’hui encore, on compte toujours plus de 3 Millions de chômeurs et le taux de chômage est supérieur à 10% de la population active. On constate également le développement du chômage de longue durée (supérieur à un an) qui touche plus de 40% des chômeurs . Enfin, on rappellera qu’aujourd’hui en france, prés d’un chômeur sur deux ne touche pas d’allocation chômage, soit parce qu’il n’a pas assez cotisé, soit parce que ses droits sont arrivés à terme.

Parallèlement au chômage, on a vu se développer cetrois dernières années les emplois atypiques, c’est-à-dire les emplois qui ne sont pas des CDI (CDD, intérim) ou qui ne sont pas à temps complet (temps partiel subi). Ces emplois instables ont pour conséquence de durcir les conditions de vie de ceux qui les occupent (accès au logement plus difficile, revenus plus faible , etc)

Merkel
Avec un manque de main d’oeuvre et plus de un million de postes vacants, l’Allemagne a 5,3% de chômage.

Si on ajoute aux chômeurs les salariés en situation de précarité (ensemble des formes d’emplois instable entraînent des difficultés de condition de vie), on obtient ce que les économistes et les sociologues nomment le sous-emplois. On estime aujourd’hui que plus d’un salarié sur cinq est dans cette situation.

On comprend mieux pourquoi aujourd’hui le salariat (ensemble des personnes ayant le statut de salariés , soit plus de 90 % des actifs) n’est plus synonyme, comme pendant les « trentes glorieuses », de stabilité et d’intégration. On a vu ainsi apparaitre des salariés en situation de pauvreté (ensemble des ménage, qui pour l’INSEE ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté, lequel correspond à 60% du revenu médian), comme par exemple les salariés qui subissent un temps partiel très faible. La précarité de l’emploi empêche également les individus de se projeter sereinement dans le futur. L’instabilité économique, sociale et psychologique qui en résulte est un frein puissant à l’intégration de ces individus dans leur société.

La théorie libérale du marché du travail.

Sur le marché du travail (lieu de rencontre entre l’offre et la demande de travail), selon les économistes neoclassiques (libéraux) l’offre émane des salariés qui comparent l’utilité du travail à celle apportée par les loisirs; les demandeurs d’emplois acceptent, dans cette optique, de travailler tant que l’utilité du travail est supérieure à celle des loisirs. Par conséquent, plus le salaire est élevé, plus l’utilité du travail augmente et plus l’offre de travail augmente (plus de salariés vont vouloir être employés si le salaire augmente). L’offre de travail est donc une fonction croissante du taux de salaire réel (salaire horaire déflaté).

Au contraire, la demande de travail, qui vient des entreprises, est une fonction décroissante du salaire. En effet, les entreprises comparent ce que leur rapporte l’embauche d’un salarié (la productivité marginale du travail), à ce que cela leur coûte (coût du travail). L’intérêt de l’entreprise est alors d’embaucher tant que la productivité marginale du travail est supérieur au salaire réel, ce qui lui permet d’abaisser le coût salarial unitaire (rapport entre le coût salarial réel et les quantités produites).

Dans ce modèle, le prix du travail, c’est à dire le salaire, se détermine alors par la rencontre de l’offre et de la demande de travail qui grâce à la parfaite flexibilité des salaires, fixe une quantité et prix d’équilibre sur le marché du travail, permettant ainsi le plein emploi .

Ainsi si le taux de salaires réel fluctuait librement, il n’y aurait pour les libéraux que des chômeurs volontaires , c’est à dire des individus préférant ne pas travailler plutôt que d’accepter le taux de salaire réel fixé par le marché. Néanmoins on peu douter de ce fait pour plusieurs raisons . Le travail et la population n’est pas repartie parfaitement. Un poste disponible en Corse sera difficile a accepter pour un Lorain, à cause du détachement social ou bien du coût du déménagement. Un travail n’est pas forcement adaptée à tout les salariés, certains pourraient demander une condition physique spécial ou bien une formation trop coûteuse . Et c’est sans compter que certaine personne veuillent être heureuses à leur travail en choisissant un métier qui leurs plaisent. Autant de raisons pour douter de la théorie libéral du marche du travail.

Aller plus loin pour comprendre : Les statistiques de l’insee

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