Commerce international partie 4

Suite de l’article  Commerce international: partie 3

Faut-il avoir peur des Firmes Multinationales ?

Des effets négatifs sur l’emploi des pays développés

La faiblesse des salaires rend compétitives les productions des pays émergents à forte intensité de main d’oeuvre.

On comprend pourquoi ces écarts de coût du travail alimentent la crainte des délocalisations (stratégie d’une entreprise, dont la production était localisée dans un pays donné, et qui décide de transférer tout ou une partie de ses capacités de productions dans un autre pays) ou : un ouvrier mexicain ou brésilien coûte six fois moins que celui d’un ouvrier français; celui de ou ouvrier de Hongkong ou de Taiwan trois fois moins; celui d’un salarié lituanien neuf fois moins …

Ainsi, afin de réduire leurs coûts de production, les entreprises des pays développés sont incitées à installer des unités de production dans des régions du monde où les salaires sont plus bas. De même, les consommateurs occidentaux sont tentés d’acheter des produits importés moins cher que les produits nationaux. Ces préférences conduisent à une substitution entre salariés du Sud et salariés du Nord.

Des inquiétudes à relativiser ?

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Tim Cook ( apple) en visite dans une entreprise française qui participe a la fabrication des iPhone X.

Les défenseurs du libre-échange considèrent que si à court terme l’échange se traduit par une perte d’emplois dans certains secteurs d’activités pour les pays du Nord, rapidement il améliore le pouvoir d’achat des consommateurs grâce à l’importation de produits meilleur marché. À terme, enfin l’élévation du niveau de vie des populations du Sud ouvre des marchés pour les entreprises du Nord. Les emplois perdus sont compensés par les emplois créés . Il suffit donc d’élaborer des politiques pour accompagner la période de transition afin de permettre aux actifs menacés par la concurrence des pays émergents de supporter le chômage et d’accéder à une formation adéquate avec les futurs emplois.

Cette vision idyllique du libre-échange  est toutefois contestable, car elle considère comme homogène l’ensemble des populations concernées. Or c’est loin d’être le cas. Tout le monde ne bénéficie pas et ne subit pas les transformations économiques et sociales induites par le libre-échange de la même façon. On peut même penser que certaines catégories de la population ont tendance à cumuler les avantages, tandis que d’autre à concentrer les inconvénients.

Les premiers (les cadres) maintiennent leurs emplois en tant que salariés et améliorent leur niveau de vie en tant que consommateurs; les seconds (ouvriers, employés) ne peuvent pas suffisamment bénéficier de l’amélioration du niveau de vie du fait de la perte de leurs emplois et la faiblesse de leur revenu. Par conséquent le libre-échange renforce la fracture sociale et augmente le nombre de laissés pour compte dans les nations occidentales.

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