LE Bouddhisme Au Japon.

LE Bouddhisme Au Japon.

Un Bouddhisme du Nord.

Le bouddhisme est né il y a environ 2500 ans dans le nord de l’Inde. Un prince avait alors découvert la réalité de la condition humaine: la souffrance. Il décida de se couper du monde pour y trouver l’attitude à adopter pour faire face. Il deviendra Bouddha. Son enseignement continua par de nombreux avatars, de nombreuse écoles différentes influencées par la culture des diverses régions.

Buddha en meditation.

En Asie du Nord, Chine, Corée et donc le Japon, le courant Mahayana émerge au début  de l’ere chrétienne, mais c’est aux alentours du quatrième siècles avant J-C qu’il naît. Le Moine Mahayana critiqua le arhat qui ne constitue pas un modèle parfait pour lui en écrivant les Sutras qu’il rajoute au Bouddhisme originel.

Arhat :  La vision du personnage idéal, centrée sur l’accomplissement du soi-même dans la vision du Bouddhisme originel. Soit la dissolution de l’ego qui doit permettre la fin de la souffrance. Voire l’accès a l’éveil, voir au Nirvana.

Il se différencie  donc de ce Bouddhisme originel en approfondissant  les notions du vide et de compassion.

Concept Propre au Mahayana.

Le concept de vide ou de Sunyata. Le moine Mahedava affirme qu’il ne suffit pas de prendre conscience de l’illusion de son existence, mais qu’il faut comprendre l’illusion de tous les phénomènes, de toutes choses. Tout n’est qu’une illusion, tout n’est que tromperie. L’éveil ne consisterait pas à dissoudre le « soi » dans l’illusoire ordre cosmique, mais plutôt dans Le vide absolu qui compose toutes choses. On résume sa formule par : « la forme n’est que vide, et le vide n’est que forme. »  

L’Eveil : Le prince Indien à l’origine du Bouddhisme a atteint l’éveil grâce à la voie du milieu qui rejette la rigueur et le faste trop prononcé.  Ainsi il comprend la souffrance de la nature humaine, et comment y échapper.

Le concept de compassion exacerbee .  La compassion pour la douleur doit être élargie à tout être dans le bouddhisme Mahayana. Si le monde n’est qu’une illusion, il est tout de même nécessaire d’oeuvrer pour le bien de tout être.  L’altruisme est nécessaire, indispensable pour la réalisation du soi. On trouve un parfait exemple de l’importance de la compassion dans le Mahayana par le personnage du Bodhisattva . Le Bodhisattva est un personnage qui est arrivé à l’état de Bouddha, mais qui y renonce pour se réincarner et aider les autres être à trouver l’Eveil.

Bodhisattva Avalokiteshvara, japon
Bodhisattva Avalokiteshvara, japon. Avalokiteshvara est le plus populaire des bodhisattva.

L’arrivée  du Bouddhisme au Japon.

Le Bouddhisme est arrivé en Japon par la Chine  en passant par la Corée au moment où  le japon commençait à s’organiser autour d’un début de pouvoir centrale.

En 538, le souverain Paekche  aurait envoyé des textes  bouddhiques à la force qui dominait le japon de l’époque : La clan Yamato.  Ce clan qui est le premier a exercer une influence plus ou moins efficace sur presque tout le japon s’inspire beaucoup de la grande chine. Il va y chercher son système d’écriture, un moyen d’organiser l’état, s’inspire de la pensée de Confucius en général. Et donc tout naturellement il va utiliser la religion alors installée en chine. L’impératrice japonaise Suiko officialisa le Bouddhisme comme religion d’état.  Cependant le Japon est originalement un territoire Shintoïste, si les clans proches géographiquement de la Corée se convertissent au Bouddhisme  naturellement, d’autres clans vont le refuser. Même parmis la cour on trouve des partisans du Bouddhisme et d’autre du Shintoïsme. La religion indienne ne pourra donc pas s’installer facilement. Le clan Soga, proche du Bouddhisme, c’est opposé au clan Nakatomi allié  par le clan Monobe. C’est une véritable guerre civile achevée par la conversion au Bouddhisme du prince régent Shotoku ( ou Umayado) en 587.

Moriya poursuivant le Prince Shōtoku qui disparait dans un arbre.
Moriya poursuivant le Prince Shōtoku qui disparaît dans un arbre.

A la mort de Shotoku, le clan Soga vas prendre le pouvoir par la force. Avant d’être renversé  par la clan Nakatomi. Il y a donc une véritable lutte d’influence entre Bouddhisme et shintoïsme.

Le bouddhisme, religion du japon ?

Plus de trois quarts des japonais se déclare comme Bouddhiste, on retrouve le même chiffre pour le shintoïsme. Les deux religions sont donc complètement associées dans la société japonaise. Associées mais quand même différentes, il y des temples bouddhiques, et d’autre propre au shintoïsme, meme si il est facile de reconnaître les différences entre les deux types de lieux saints, les jeunes japonais on beaucoups de mal a les differencier  ( alors qu’il y a un bien un nom pour chaque en japonais). On trouve des temples partout sur l’archipel, en pleine montagne, dans les petites et grandes rues de Tokyo, c’est plus de 100 000 temples bouddhiques. C’est en partie pour cela que l’on aime imaginer les japonais comme se protégeant d’une société qui serait apparemment très éprouvante en se réfugiant dans la religion; dans un parfait mélange entre religion et modernité.

Et pourtant, il se pourrait que tout cela soit un grand malentendu. C’est vrai, une grosse majorité de la population se considè comme bouddhique ( et shintoïste), mais une grosse partie ne considere pas leur shintoïsme et leur bouddhisme comme une religion ! Les religions monothéistes ont pris une place complètement différentes entre l’histoire occidentale et japonaise. En Europe, on se retrouve tout les dimanches a écouter l’église, le territoire est organisée en paroisses , les rois trouvent la justification de leurs pouvoirs par dieu, les croisades, l’influence de Rome sur toute l’Europe pendant des siècles… Au japon les temples sont partout, mais on n’y rentre que rarement, il n’y as pas de rendez vous régulier où tous le monde se retrouve, le territoire et divisé entre et dans les clans ( certains clans vont se dire descendant de Kami, des esprits, mais pas tout les clans, et de kami de rang inférieur), l’empereur représente la religion mais il n’a pas eu une grosse influence sur les clan et leur lutte.

Le bouddhisme n’as pas de « chef « , excepter dans l’école suivie au tibet qui recherche la réincarnation des lamas, maître de l’enseignement du bouddhisme.

Si vous demandez à un jeune japonais si il est bouddhiste ou shintoïste, il y a de grande chance qu’il vous réponde oui. Demander lui, s il a une religion, il y a de grande chance qu’il vous réponde non. En faite, je pense que deux facteurs jouent : le japon a pris l’habitude de rassemblements festifs qui trouvent une origine dans les deux cultes, et ces deux mêmes cultes n’ont pas une histoire trop lourde a portee. Imaginez si la religion catholique  était  un rassemblement de chants traditionnels, l’obligation de ne pas être injurieux quand vous marchez devant une église, être généreux, noël , pâque et le carnaval. Sans aucune influences néfastes. Beaucoup plus de monde en France se dirait catholique pratiquants.

  •   Et donc, le bouddhisme n’est pas la religion du japon. Le japon est intrinsèquement bouddhiste. C’est une part de la culture japonaise, respecter la vie, la tolérance, l’équilibre, la compassion… le tout enrobé par les moments joyeux des cérémonies.
Statue Grand bouddha, ville de Nara, 1865
Statue Grand bouddha, ville de Nara, 1865. Los Angeles County Museum of Art.

D’autre article arriveront prochainement  pour approfondir la shintoïsme et le bouddhisme.

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4 réponses sur “LE Bouddhisme Au Japon.”

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